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Relève la tête et bouffe la vie. Chacune de tes plaintes est du Bonheur perdu.

Relève la tête et bouffe la vie. Chacune de tes plaintes est du Bonheur perdu.
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___Parlons-nous franchement quelques secondes. Le sourire n'est que très rarement un masque. Pour moi, il ne l'est jamais. Je souris parce que j'aime la vie. Parce que je suis heureuse. Pas au point de déplacer des montagnes. Non. Mais heureuse. Et le bonheur, voyez-vous, n'empêche pas les gens de pleurer. Juste de temps en temps. Verser une larme sur la solitude. Sur l'amour gâché. Sur l'amour perdu. Sur l'amitié bafouée. Sur l'amitié oubliée. Sur tout. Sur rien. Verser une larme n'enlève rien au Bonheur. Ce n'est qu'une parenthèse sous le ciel gris. Rien de plus. Parce qu'on peut, au détour des rues de la ville ou de ces petits mots lus, vus, entendus au gré de la vie, se rendre compte qu'on aime encore. Sans être aimé pour autant. Et être heureux quand même. C'est peut-être ça, être perdu. Ou bien alors c'est décider de vivre sa vie malgré tout. Ou plutôt, décider de vivre sa vie avec tout. Son ciel bleu et ses nuages. Ses coups de tonnerre et ses arcs-en-ciel. Avancer. Encore et encore. On n'est pas obligé de crier sur tous les toits qu'on se bat chaque jour un peu contre un amour perdu. Qu'on lutte contre ces obstacles appelés souvenirs. Qu'on écrase les frissons et les acrobaties du c½ur qui nous surprennent parfois. On n'est pas obligé de le dire. Il suffit de le faire. C'est là qu'on vit vraiment. Et on peut vivre dans le Bonheur avec, chaque jour, sa part de douleur douce. Sa part de drogue dure.

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# Posté le samedi 13 décembre 2008 09:52

Modifié le vendredi 22 mai 2009 12:32

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